Bienvenue sur aikidolandes.fr

Ce site a pour vocation de préciser certains éléments se rapportant à la technique ainsi que proposer quelques pistes de réflexion et de recherche. Il invite les pratiquants de notre discipline à faire part de leurs interrogations et réflexions propres; les réponses qui seront apportées pourront, si les sujets concernent la majeur partie des pratiquants, être rendues publiques. Par ailleurs le lecteur trouvera des informations sur la vie fédérale en général ainsi que sur la section Stade montois Aïkido.


Dernières aikinews

CSDGE

En l'état actuel, les négociations sur le réglement particulier de la CSDGE n'ont toujours pas abouti. Les examens de grades "dan" du mois de juin prochain se dérouleront sur la base du réglement actuel, c'est à dire avec des jurys non paritaires, composés de deux juges désignés par tirage au sort.
CSDGE aikidolandes
3 Mai 2012


AG du Comité Départemental

L'assemblée générale élective du Comité Départemental d'Aïkido se déroulera à Ychoux le 18 mai à 19h.
cette AG est élective
infos fédérales aikidolandes
3 Mai 2012


Stage à Langon le 05/05/12

Stage dirigé par G.OBELLIANNE sensei.
Ecole des cadres le matin de 9h à 12h. Préparation de grades "dan" l'après-midi de 14h30 à 17h30
stages aikidolandes
3 Mai 2012



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Shin ( Reflexion, esprit ) - Voir les articles Shin précédents

Katana
L’avènement des arts martiaux modernes qui ont transformé le Bujutsu en Budo, conforte l’état d’esprit ou Kibun du katana (voir article sur Kibun) ; le sabre est devenu l’instrument d’une recherche spirituelle qui vise à vaincre l’ego. Chaque partie constituant le sabre est identifiée à un élément invitant à ne pas oublier l’essentiel de son utilisation : c'est-à-dire atteindre l’état de mushin.    
Ainsi le sabre est constitué de deux parties.
-   la partie tenue par le samouraï et qui en définitive le représente    
-   la lame qui en est la contrepartie spirituelle
La première partie regroupe le pommeau, la poignée et la garde.
     -  le pommeau appelé kashira se trouve en règle générale près du corps;c’est le symbole du ventre, de la terre, de la racine et de la force
     -  la poignée ou tsuka est ce qui est saisi et représente ce à quoi on s’accroche, c'est-à-dire la personnalité. C’est une réalité concrète et temporaire qu’il faudra abandonner pour atteindre une réalité vide de tout attachement. A force de travail on peut atteindre cet état, la preuve  étant que lorsque l’on devient habile à sortir et rentrer la lame, celle-ci arrive à ne plus toucher les bords du fourreau et montre ainsi le degré  de détachement.
    -  la garde ou tsuba joue le rôle de protection contre les mauvais coups de l’adversaire. Elle symbolise la relation voire la dualité entre agresseur et agressé. Bien qu’elle protège, elle limite également, c’est pourquoi en Aïkido on utilise le ken sans garde. Sur le katana, la garde sépare les deux parties du sabre.
La deuxième partie est constituée uniquement de la lame qui comprend plusieurs éléments.
    -  le dos appelé mune qui est le principe opposé au tranchant ; c’est la raison innée, qui représente tout ce qui est humain, mais qui ne peut être saisie et connue sans l’aide de la connaissance  qui bien entendu se trouve être le tranchant c'est-à-dire  l’opposé.
Celui-ci, désigné par ha, est le symbole de précision et de concentration. On désigne la raison innée par ri et la connaissance par chi ; ces deux principes sont indissociables et forment un ensemble appelé Richi  symboliquement représenté par shinogi, la ligne d’arête qui se trouve entre mune et ha,  dos et tranchant. Le fait que cette ligne soit située entre les deux opposés lui confère le rôle d’équilibre et démontre qu’il est illusoire de croire que  le matériel et le spirituel sont deux mondes séparés.
    -  la pointe finale de la lame est appelée kissaki. Sa longueur est supposée calée sur la distance séparant l’ombilic du seika tanden. C’est Là que se projette la conscience du samouraî et que se trouve l’âme du sabre, son tamashii qui enlève ou donne la vie. C’est en cet endroit sacré que le mental, qui analyse l’action, doit se transmuer en non-mental représenté par la pointe, pour trouver la parfaite unité.
La question que l’on peut se poser maintenant est de savoir si dans le Bushido, l’usage du katana a été approuvé sans discernement.
On peut répondre non sans équivoque ; un homme qui se contrôle sait quand il doit en faire usage et les occasions sont excessivement rares.
On cite comme homme accompli, le comte Katsu qui vécut à une époque très tourmentée et qui, du fait de son pouvoir, fut sans cesse la cible d’assassinats éventuels. Cet homme possédait une grande maîtrise dans l’art du sabre, pourtant à aucun moment il ne tâcha son sabre de sang, n’en voyant pas l’utilité, s’employant à utiliser son sabre dans le seul but de cultiver sa sérénité et de discipliner son ego pour aspirer à un degré d’acuité mentale lui permettant de comprendre le monde visible et invisible. Cette maîtrise lui permettait de faire face à toutes les situations sans avoir recours à l’acte irréversible de destruction. On rejoint la conception moderne de la pratique du sabre qui considère que l’ennemi n’est pas au-dehors mais en soi…
Plus près de nous encore, maître Nishio Shoji, 8°dan Aïkido, 8° dan Iaïdo, 7°dan Karatedo, 5°dan Judo, disciple du fondateur de l’Aïkido disparu il y a peu de temps, avait coutume de rappeler dans ses cours de Iaïdo en fustigeant l’image des samouraïs tueurs impénitents de dire : “ La voie du sabre est une voie de compréhension de l’univers et d’unification avec celui-ci ; c’est une voie de création, en aucun cas une pratique de destruction“.
Il est à noter également que, bien que conçu au départ pour l’enseignement destiné aux hommes, le bushido ne laissait pas pour autant de côté les femmes et appréciait celles qui “ s’affranchissaient des faiblesses de leur sexe et qui déployaient un courage digne des hommes les plus forts et les plus braves“. L’art du sabre rompait de façon salutaire leurs habitudes sédentaires et pouvait à l’occasion servir en cas de nécessité.    
Pour l’homme moderne, le sabre est un outil de vie dans ce sens qu’il permet, au travers de sa pratique, de se construire extérieurement et intérieurement. Les exercices mis en pratique sont tirés des situations du passé qui ne pouvaient permettre que  des  actions physiques parfaites sans lesquelles il n’était pas possible de  survivre. Ils servent de modèle dans la forme afin de permettre une recherche de la maîtrise de l’arme  totalement orientée vers la  construction du soi en s’attachant au corps et à l’esprit :
    - au corps en l’amenant par un travail souple soutenu par un rythme respiratoire approprié à découvrir ses possibilités et à les parfaire.
    - à l’esprit par une remise en question permanente et une prise de conscience de soi.
Cette pratique, dans le respect de kibun, en façonnant le corps, laisse  à l’esprit tous les degrés de liberté pour une meilleure élévation
vers un niveau de conscience supérieur….
L'Aïkido qui a pris ses racines dans les armes garde dans sa pratique le kibun et le tameshii du katana.
Hidengo

Waza ( techniques ) - Voir les articles Waza précédents

GEIKO
Geiko est l’entraînement dans l’esprit d’une recherche de perfection technique mais également de l’élévation de l’individu et donc de développement du mental et du contrôle de l’énergie intérieure
En Aïkido geiko  comprend différents modes de travail visant à  expérimenter entre autres le principe Ju : souplesse ou adaptabilité.
Dans le dojo, IPPAN – GEIKO est la pratique, sous la direction de l’enseignant, qui comprend  différents modes de travail

FUTSU - GEIKO
Les pratiquants, tous niveaux confondus, répètent alternativement la technique proposée par l'enseignant (mode le plus courant dans les Dojos).
UCHIKOMI - GEIKO
L'étudiant pratique avec une personne plus expérimentée ou avec l'enseignant, et répète jusqu'à épuisement, à droite et à gauche, la même technique ou le placement de celle-ci, pour parfaire précision, souplesse, vitesse...
HIKITATE - GEIKO
Sans jamais bloquer le mouvement, le pratiquant le plus expérimenté fait progresser le moins avancé en annulant les effets de mouvements mal placés ou désordonnés et en ne s'obligeant pas à chuter. La chute intervient lorsque le mouvement est correct, le déséquilibre réel. Méthode qui vise à corriger les défauts avec bienveillance.
GOKAKU - GEIKO
Les pratiquants sont de niveau technique équivalent, de force physique comparable, et étudient sans blocage ni frivolité des techniques peu enseignées, des difficultés particulières.
KAKARI - GEIKO
Un partenaire de niveau équivalent attaque ou bien selon une forme prédéterminée, ou bien selon différentes formes, sans interruption et avec une intensité égale : il est soit projeté, soit immobilisé.
TANINZU-KAKARI-GEIKO
Plusieurs partenaires utilisent continuellement la même forme d'attaque, ou différentes formes d'attaque, sans interruption et avec une intensité égale : ils sont soit projetés, soit immobilisés.
JYU - GEIKO
Pratique libre : on choisit un thème, attaque ou technique, et on exécute des variations sur le thème.
MITORI - GEIKO
Entraînement lorsqu'on est physiquement empêché de pratiquer : observation du cours, des techniques et des attitudes d'un point de vue extérieur. Développement des facultés d'observation.
YAGAI - GEIKO
Entraînement à l'extérieur, sans tatamis, sur toutes formes de terrains, de surfaces présentant des difficultés particulières : sols mous, très durs, rocailleux, sablonneux, etc.
HITORI - GEIKO
Pratique seul, dans le Dojo, ou en dehors du Dojo : respirations, mouvements, déplacements...
Les Quatre  Formes de Pratique
KO-TAÏ (GO-NO-GEIKO)
Corps très ferme, " lourd ", offrant une grande résistance au mouvement, sans jamais bloquer, pour développer la puissance, la stabilité, chercher le point de déséquilibre de UKE. Correspond à l'état " solide " de la matière.
JYU-TAÏ (JYU-NO-GEIKO)
Corps souple, application dynamique des techniques. Correspond à l'état " liquide " de la matière.
E-KI-TAÏ
Recherche de la dynamique et de l'harmonie UKE - TORI dans un travail sans heurts, rapide, alliant souplesse, puissance et précision des gestes et du placement du corps. Niveau avancé de la pratique. Correspond à l'état " fluide " de la matière.
KI-TAÏ (RYU-NO-GEIKO)
Harmonie complète dans l'anticipation et la fluidité des relations UKE - TORI : prendre l' "esprit" de son partenaire et l'amener à attaquer selon la forme désirée. Niveau le plus élevé de la pratique. Correspond à l'état "gazeux" de la matière.

Vidéos & photos

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Pensée du mois

"Mieux vaut
allumer
une chandelle
Que de
maudire
l'obscurité"